Banal



Banal
Beaucoup de pièces partent d’une chose insignifiante : le bruit des glaçons qui fondent dans un verre, une image trouvée dans un vieux livre, un souvenir sans importance. Ce point de départ banal n’est pas un manque. C’est au contraire un sol solide, une première couche à partir de laquelle la peinture peut faire remonter d’autres images, d’autres sens. Travailler le banal, c’est prendre au sérieux ce que font les images même quand elles semblent ordinaires. Rien n’est trop pauvre pour devenir matière de travail. Ce qui compte n’est pas la noblesse du sujet mais ce qu’on parvient à en tirer, la façon dont une chose triviale peut ouvrir sur quelque chose de plus vaste.





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